{"id":10540,"date":"2013-06-17T13:00:24","date_gmt":"2013-06-17T17:00:24","guid":{"rendered":"https:\/\/pierrejoris.com\/blog\/?p=10540"},"modified":"2013-06-17T13:00:45","modified_gmt":"2013-06-17T17:00:45","slug":"maurice-nadeau-1912-2013","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pierrejoris.com\/blog\/maurice-nadeau-1912-2013\/","title":{"rendered":"Maurice Nadeau (1911-2013)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/pierrejoris.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/Maurice_Nadeau-e1371488212968.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-10542 lazyload\" alt=\"Maurice_Nadeau\" data-src=\"https:\/\/pierrejoris.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/Maurice_Nadeau-e1371488212968.jpg\" width=\"490\" height=\"326\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" style=\"--smush-placeholder-width: 490px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 490\/326;\" \/><\/a>The great French magazine &amp; book publisher Maurice Nadeau has died at the age of 102. Below the obit from Le Monde:<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>Maurice Nadeau, \u00e9diteur g\u00e9nial et d\u00e9sargent\u00e9, mort \u00e0 la t\u00e2che \u00e0 102 ans<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le <a href=\"http:\/\/monde.fr\/\">Monde.fr<\/a> | 17.06.2013 \u00e0 11h25 \u2022 Mis \u00e0 jour le 17.06.2013 \u00e0 15h43 | Par Marion Van Renterghem<a href=\"http:\/\/abonnes.lemonde.fr\/disparitions\/article\/2013\/06\/17\/maurice-nadeau-editeur-genial-et-desargente-mort-a-la-tache-a-102-ans_3431286_3382.html#liste_reactions\"><span style=\"color: #333333; font-size: 13px; line-height: 19px;\">\u00a0<\/span><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Il a gard\u00e9 jusqu&#8217;au bout de sa longue vie son air de loubard au c\u0153ur tendre, avec son blouson de cuir noir, sa moustache bien tondue et cette mani\u00e8re de causer qu&#8217;il s&#8217;amusait \u00e0 rendre gouailleuse. Ne pas faire bourgeois, c&#8217;\u00e9tait comme un dernier reste de ses utopies ouvri\u00e9ristes. Maurice Nadeau, l&#8217;un des \u00e9diteurs les plus g\u00e9niaux de tous les temps, est mort le 16 juin chez lui, \u00e0 Paris, \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de 102 ans. <i>&#8220;C&#8217;est quand m\u00eame curieux de mourir \u00e0 petit feu&#8221;<\/i>, disait-il avec le sourire, alors qu&#8217;il employait ses toutes derni\u00e8res forces \u00e0 sauver de la faillite <i>La Quinzaine litt\u00e9raire<\/i>, qu&#8217;il avait fond\u00e9e en 1966.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il se promenait dans les livres et dans l&#8217;\u00e9merveillement des nouveaux talents avec la m\u00eame l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 que dans le jardin du Luxembourg, o\u00f9 il aimait fl\u00e2ner aux c\u00f4t\u00e9s de son amie et assistante de presque toujours, Anne Sarraute. A la mort de celle-ci, en 2008, il nous avait juste dit : <i>&#8220;Subir \u00e7a \u00e0 97 ans, mince ! J&#8217;en ai pris un vieux coup.&#8221;<\/i> Et s&#8217;\u00e9tait r\u00e9fugi\u00e9 dans le travail, de plus belle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jusqu&#8217;au bout, il animait les comit\u00e9s de r\u00e9daction de sa revue illustre et artisanale, <i>La Quinzaine litt\u00e9raire<\/i>, \u00e9coutant les choix de ses collaborateurs, obtemp\u00e9rant en plissant le nez quand un livre ne lui plaisait pas, gardant quelques tendresses pour ceux qui flattaient ses vieux penchants trotskystes, n&#8217;en faisant qu&#8217;\u00e0 sa t\u00eate pour composer les pages et r\u00e9diger son <i>&#8220;journal en public&#8221;<\/i>, o\u00f9 il rendait compte avec une d\u00e9sinvolture perspicace de ses lectures, de ses r\u00e9flexions et de ses humeurs du moment. Fid\u00e8le au poste, chaque quinzaine depuis 1966.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>IMBATTABLE D\u00c9COUVREUR DE TALENTS<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maurice Nadeau. Un nom qu&#8217;on ne sait plus prononcer sans \u00e9grener un chapelet d&#8217;\u00e9crivains, ces inconnus devenus c\u00e9l\u00e8bres, parfois m\u00eame prix Nobel, qu&#8217;il avait d\u00e9couverts et qu&#8217;il aurait pu porter \u00e0 son veston comme des m\u00e9dailles de guerre. En vrac : Claude Simon, Thomas Bernhard, Malcolm Lowry, Georges Perec, Varlam Chalamov, Maurice Bataille, Michel Leiris, Roland Barthes, Nathalie Sarraute, Henry Miller, Leonardo Sciascia, Witold Gombrowicz, J. M.Coetzee, Bruno Schultz, Robert Antelme, Arthur Koestler, Hector Bianciotti, Louis Guilloux, et on n&#8217;en finirait pas de continuer, jusqu&#8217;\u00e0 Michel Houellebecq, qu&#8217;il aimait moins.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Beaucoup d&#8217;\u00e9checs aussi, bien s\u00fbr, mais la liste des tr\u00e8s grands est inou\u00efe. Le vieux Maurice ne prenait pas la peine de s&#8217;en vanter. Une fois d\u00e9couverts par lui, les auteurs allaient voir ailleurs, pour la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 et les \u00e0-valoirs, mais il \u00e9tait tranquille, Maurice : il savait que, depuis belle lurette, son mythe \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 construit. Qu&#8217;avec son air de ne pas y toucher et ses mani\u00e8res de saltimbanque, toujours chass\u00e9 d&#8217;une maison d&#8217;\u00e9dition \u00e0 l&#8217;autre faute de savoir l&#8217;enrichir, il \u00e9tait devenu une marque. Maurice Nadeau, un label d\u00e9sargent\u00e9 de luxe : critique litt\u00e9raire, \u00e9diteur, d\u00e9couvreur de talents au nez imbattable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N\u00e9 le 21 mai 1912 \u00e0 Paris, Maurice Nadeau avait pris le go\u00fbt de la lecture indirectement de son p\u00e8re, un homme de la campagne <i>&#8220;mont\u00e9&#8221;<\/i> \u00e0 Paris pour faire le coursier, qui \u00e9crivait des chansons \u00e0 ses heures. Mort sur le front en 1916, il avait laiss\u00e9 \u00e0 ses deux orphelins une biblioth\u00e8que h\u00e9t\u00e9roclite o\u00f9 l&#8217;on piochait les livres au hasard, de la Bible aux romans roses en passant par les <i>Contes<\/i> de La Fontaine. De sa m\u00e8re, illettr\u00e9e, sans ressources et dont il admirait le courage, \u00e0 qui il avait d\u00fb lire \u00e0 voix haute les lettres de son p\u00e8re, il avait appris autre chose : l&#8217;injustice de la pauvret\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>PUPILLE DE LA NATION<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les deux enfants, pupilles de la nation, avaient \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s en nourrice. Maurice s&#8217;\u00e9tait retrouv\u00e9 chez des ouvriers \u00e0 Reims, avant de retourner chez sa m\u00e8re, devenue cuisini\u00e8re dans un restaurant de la ville. Sur fond de R\u00e9volution russe, l&#8217;apprentissage intime de la douleur sociale conduit directement le jeune homme vers le Parti communiste. <i>&#8220;Qu&#8217;est-ce que tu vas faire avec ces voyous ?&#8221;,<\/i> lui dit sa m\u00e8re en le voyant d\u00e9filer avec les ouvriers dans les rues de Reims.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maurice fait tout tr\u00e8s s\u00e9rieusement. S\u00e9rieux \u00e9l\u00e8ve, s\u00e9rieux enfant de ch\u0153ur, il suit avec autant d&#8217;application les instructions du Parti. Mais en 1931, \u00e0 la librairie de <i>L&#8217;Humanit\u00e9,<\/i> que tient alors Paul Nizan, il d\u00e9niche, vaguement cach\u00e9 dans un coin, un livre de L\u00e9on Trotski, pourtant exil\u00e9 d&#8217;URSS depuis deux ans. Il y prend go\u00fbt. Au point d&#8217;\u00eatre exclu du Parti communiste fran\u00e7ais, qui lui aussi, \u00e0 l&#8217;\u00e9poque, fait le m\u00e9nage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maurice rejoint un groupe trotskyste dirig\u00e9 par Pierre Naville et milite activement. Toujours s\u00e9rieux et dans la ligne. Re\u00e7u \u00e0 l&#8217;Ecole normale sup\u00e9rieure de Saint-Cloud, il refuse d&#8217;\u00eatre professeur, m\u00e9tier bourgeois, et reste instituteur. Il \u00e9vite de s&#8217;installer dans un appartement, signe de possession bourgeoise, et s&#8217;installe \u00e0 l&#8217;h\u00f4tel avec Marthe, la future m\u00e8re de ses deux enfants, Claire et Gilles, l&#8217;une com\u00e9dienne, l&#8217;autre r\u00e9alisateur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>POLITIQUE ET LITT\u00c9RATURE<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Politique et litt\u00e9rature, c&#8217;est le chemin de Maurice Nadeau. Du trotskisme au surr\u00e9alisme, qui veut aussi la r\u00e9volution (transformer la r\u00e9alit\u00e9 par le langage), il n&#8217;y a qu&#8217;un pas. Il rencontre Andr\u00e9 Breton, s&#8217;engage \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s pour d\u00e9noncer l&#8217;internement des R\u00e9publicains espagnols et \u00e9crit une <i>Histoire du surr\u00e9alisme<\/i> (Seuil, 1945) qui le brouille avec le ma\u00eetre, m\u00e9content de se voir rang\u00e9 au placard des objets <i>&#8220;historiques&#8221;<\/i>. Mais le livre fait autorit\u00e9. Il s\u00e9duit Pascal Pia, directeur du journal <i>Combat<\/i>, et son \u00e9ditorialiste Albert Camus. Au sortir de la guerre, pendant laquelle il a r\u00e9sist\u00e9 avec David Rousset et milit\u00e9 au sein de l&#8217;Organisation trotskiste, Nadeau est nomm\u00e9 responsable des pages litt\u00e9raires du c\u00e9l\u00e8bre quotidien issu de la R\u00e9sistance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il en deviendra le directeur en 1951. Il y accueille les premiers textes de Roland Barthes et fait sensation avec ses articles en d\u00e9fense de Henry Miller, poursuivi pour outrage aux bonnes m\u0153urs. Il est le premier \u00e0 parler de Samuel Beckett, son <i>&#8220;ratage&#8221;<\/i> d&#8217;\u00e9diteur, qu&#8217;il ne s&#8217;est jamais consol\u00e9 de n&#8217;avoir pas publi\u00e9. Par ses choix, le critique-\u00e9diteur rompt radicalement avec les \u00e9crivains install\u00e9s de l&#8217;avant-guerre. Le nouveau l&#8217;int\u00e9resse. La r\u00e9sonnance entre le style et l&#8217;\u00e9poque. De la litt\u00e9rature, le trotskiste Nadeau n&#8217;attend jamais la conformit\u00e9 id\u00e9ologique, mais cherche la singularit\u00e9 du regard, l&#8217;implication folle et totale d&#8217;un \u00e9crivain dans son monde, dans le monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Flaubert, fou du style et si f\u00e9rocement anti-bourgeois, \u00e0 qui il a consacr\u00e9 un essai, est avec Kafka son favori de toujours. A Mauriac, Maurois ou Jules Romains, il pr\u00e9f\u00e8re Bataille, Queneau, Ionesco ou Michaux, fait scandale en 1947 en red\u00e9couvrant Sade, auteur interdit, prend la d\u00e9fense dans <i>Combat<\/i> de l&#8217;\u00e9crivain C\u00e9line, interdit de s\u00e9jour en France pour antis\u00e9mitisme, se passionne pour Bernanos, catholique militant. En 1947, il publie aux \u00e9ditions du Pavois ce qui sera son premier livre d&#8217;\u00e9diteur : <i>Les Jours de notre mort<\/i>, de son ami et camarade trotskiste David Rousset, revenu d&#8217;Auschwitz \u00e0 peine vivant. Sa r\u00e9putation est construite. Editeur nomade de maison en maison, critique litt\u00e9raire \u00e0 <i>France-observateur<\/i> puis \u00e0 <i>L&#8217;Express<\/i>, il devient membre du jury Renaudot et en d\u00e9missionne, fonde chez Julliard une revue litt\u00e9raire, <i>Les Lettres nouvelles<\/i>, et une collection du m\u00eame nom, toutes deux chass\u00e9es faute d&#8217;\u00eatre b\u00e9n\u00e9ficiaires, h\u00e9berg\u00e9es chez Deno\u00ebl, chass\u00e9es \u00e0 nouveau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>LA DERNI\u00c8RE AVENTURE<\/b><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Chaque fois, Maurice Nadeau reprend son baluchon et continue, baladant sur son dos sa revue et sa collection. Et son engagement politique, plus ou moins loin de ce qui deviendra en 1969 <i>&#8220;la Ligue&#8221;<\/i> d&#8217;Alain Krivine. Avec Sartre, qu&#8217;il aime d&#8217;amiti\u00e9 sans partager <i>&#8220;ses conneries politiques&#8221;<\/i> longtemps pro-sovi\u00e9tiques, il d\u00e9nonce la torture en Alg\u00e9rie. Les signatures du manifeste des 121, incitant les appel\u00e9s \u00e0 l&#8217;insoumission, sont recueillies dans son bureau des <i>Lettres nouvelles<\/i>. Les policiers embarquent Maurice, qui b\u00e9n\u00e9ficiera d&#8217;un non-lieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La derni\u00e8re aventure, le dernier quotidien de cet homme si heureux \u00e0 la t\u00e2che, c&#8217;est la maison d&#8217;\u00e9dition qu&#8217;il a cr\u00e9\u00e9e en 1979 sous son nom, Maurice Nadeau. Confidentielle, mais si prestigieuse que le maroquinier Louis Vuitton a d\u00e9cid\u00e9 d&#8217;y financer une collection de litt\u00e9rature de voyage. Et <i>La Quinzaine<\/i>, bien s\u00fbr. Une revue bimensuelle faite avec les moyens du bord, jusque r\u00e9cemment avec ciseaux et b\u00e2tons de colle, et sauv\u00e9e in extremis quelques jours avant sa mort. Il adorait \u00e7a, Maurice, \u00eatre \u00e0 sa table de travail, lire, \u00e9crire, recevoir les \u00e9crivains, animer la revue, d\u00e9couper et coller, mettre en page, surveiller l&#8217;imprimerie. <i>&#8220;Bon, c&#8217;est pas tout \u00e7a, il faut que je retourne l\u00e0 o\u00f9 il faut&#8221;<\/i> , disait-il apr\u00e8s avoir trop bavard\u00e9. Il voyait les \u00e9crivains qu&#8217;il avait lanc\u00e9s devenir c\u00e9l\u00e8bres ailleurs, mais ce qu&#8217;il aimait, c&#8217;\u00e9tait les d\u00e9couvrir. <i>&#8220;Et apr\u00e8s, qu&#8217;ils se d\u00e9brouillent.&#8221;<\/i><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Marion Van Renterghem<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">DATES<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><b>21 mai 1911<\/b> Naissance \u00e0 Paris<br \/>\n<b>1945<\/b> Publie son \u00abHistoire du surr\u00e9alisme\u00bb (Seuil)<br \/>\n<b>1945<\/b> Dirige les pages litt\u00e9raires de \u00abCombat\u00bb<br \/>\n<b>1951<\/b> Directeur de \u00abCombat\u00bb<br \/>\n<b>1953<\/b> Fonde la revue \u00abLes Lettres nouvelles\u00bb chez Julliard<br \/>\n<b>1965<\/b> Poursuit chez Deno\u00ebl la revue et la collection \u00abLes lettres nouvelles\u00bb<br \/>\n<b>1966<\/b> Fonde \u00abLa Quinzaine litt\u00e9raire\u00bb<br \/>\n<b>1977<\/b> Fin des \u00abLettres nouvelles\u00bb (revue et collection) chez Deno\u00ebl<br \/>\n<b>1977<\/b> Cr\u00e9e les \u00e9ditions Lettres nouvelles-Maurice Nadeau<br \/>\n<b>1979<\/b> Cr\u00e9e les \u00e9ditions Maurice Nadeau<br \/>\n<b>Mai-juin 2013<\/b> Sauvetage de \u00abLa Quinzaine Litt\u00e9raire\u00bb<br \/>\n<b>16 juin 2013<\/b> Mort \u00e0 Paris<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">BIBLIOGRAPHIE<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><i>Histoire du surr\u00e9alisme <\/i>(Seuil, 1945)<br \/>\n<i>Le Roman fran\u00e7ais depuis la guerre<\/i> (Gallimard, <i>&#8220;Id\u00e9es&#8221;<\/i>, 1963)<br \/>\n<i>Michel Leiris et la quadrature du cercle<\/i> (Les Lettres Nouvelles, 1963)<br \/>\n<i>Gustave Flaubert, \u00e9crivain<\/i> (Deno\u00ebl, 1969, r\u00e9\u00e9d. Maurice Nadeau, 1980)<br \/>\n<i>Un coupable id\u00e9al, Roger Knobelspiess<\/i> (avec Serge Quadruppani, \u00e9d. Maurice Nadeau, 1985)<br \/>\n<i>Album Gide<\/i> (Biblioth\u00e8que de la Pl\u00e9iade, 1985)<br \/>\n<i>Gr\u00e2ces leur soit rendues. M\u00e9moires litt\u00e9raires<\/i> (Albin Michel, 1990)<br \/>\n<i>Sade, l&#8217;insurrection permanente<\/i> (\u00e9d. Maurice Nadeau, 2002)<br \/>\n<i>Une vie en litt\u00e9rature. Conversations avec Jacques Sojcher<\/i> (Complexes, 2002)<br \/>\n<i>Journal en public<\/i> (\u00e9d. Maurice Nadeau, 2006)<\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>The great French magazine &amp; book publisher Maurice Nadeau has died at the age of 102. Below the obit from Le Monde: Maurice Nadeau, \u00e9diteur g\u00e9nial et d\u00e9sargent\u00e9, mort \u00e0 la t\u00e2che \u00e0 102&#46;&#46;&#46;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[76,1],"tags":[516],"class_list":["post-10540","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-obituaries","category-uncategorized","tag-maurice-nadeau"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/pierrejoris.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10540","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/pierrejoris.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/pierrejoris.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pierrejoris.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pierrejoris.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10540"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/pierrejoris.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10540\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10549,"href":"https:\/\/pierrejoris.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10540\/revisions\/10549"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/pierrejoris.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10540"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/pierrejoris.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10540"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/pierrejoris.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10540"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}